Et si l’égalité entre les sexes n’était pas seulement un idéal, mais le moteur concret du développement d’un pays ? Cette question est au cœur de l’action d’une organisation dédiée à transformer cette vision en réalité.
Au Royaume du Maroc, l’entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes travaille sans relâche. Son objectif est de faire avancer les droits et les opportunités pour toutes.
Elle collabore étroitement avec les institutions nationales. L’objectif est de réformer les cadres juridiques et sociaux. Ces changements visent à construire une société plus juste et inclusive pour chaque citoyenne.
Cette action s’inscrit dans un contexte de réformes constitutionnelles importantes. Le pays a pris des engagements internationaux forts en faveur de la parité. Pourtant, des défis persistent pour traduire ces lois en progrès quotidiens.
L’organisation porte une conviction : l’égalité est un droit humain fondamental. C’est aussi un levier essentiel pour un développement durable et une prospérité économique partagée. Son travail pose les bases d’un avenir plus résilient.
Points clés à retenir
- L’organisation représente la branche onusienne dédiée à l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes au Maroc.
- Son action se concentre sur la transformation des lois et des normes sociales en faveur des droits des femmes.
- Elle opère dans un contexte marqué par des réformes prometteuses mais aussi des défis de mise en œuvre.
- La vision est globale : l’égalité est un droit fondamental et un pilier du développement durable du pays.
- Son engagement stratégique vise à créer une société plus inclusive et équitable pour toutes et tous.
Contexte et missions d’ONU Femmes Maroc
La mise en œuvre effective des droits passe par une intervention structurée autour de piliers fondamentaux. L’organisation définit ainsi une action cohérente et ciblée.
Objectifs stratégiques et rôle dans la société
L’action de l’entité onusienne repose sur quatre axes complémentaires. Elle vise à renforcer les cadres juridiques pour garantir l’égalité dans les textes.
Son travail promeut aussi l’autonomisation économique et lutte contre toutes les violences faites aux femmes. Un dernier pilier stratégique encourage le leadership féminin dans les prises de décision.
Les programmes phares traduisent ces objectifs en actions concrètes sur le terrain. Ils ciblent des domaines prioritaires comme la budgétisation sensible au genre.
Le rôle de l’organisation est celui d’un accompagnateur technique. Elle appuie les réformes nationales et facilite le dialogue entre tous les acteurs.
Engagements en faveur des droits humains
Cette action s’inscrit dans un cadre normatif solide. Elle s’appuie sur les engagements internationaux du pays, comme la convention CEDAW.
La Constitution marocaine de 2011, qui consacre l’égalité, fonde également cette démarche. Ces textes garantissent que les efforts respectent les droits humains fondamentaux.
Myriem Ouchen Noussaïri souligne que l’approche va au-delà des lois. Elle cherche à garantir leur effet réel via des politiques publiques cohérentes et un changement des normes sociales.
Cette vision globale assure une transformation durable en matière d’égalité des sexes.
Initiatives d’ONU Femmes Maroc pour l’égalité et le développement
Pour avancer vers une société plus juste, il faut agir simultanément sur l’économique et le politique. Les programmes concrets transforment les principes en progrès tangibles pour toutes.
Autonomisation économique et accès au marché du travail
L’autonomisation économique est un levier central de protection et d’émancipation. Elle va bien au-delà d’un simple accès aux ressources financières.
Elle exige de lever des obstacles structurels majeurs. Ceux-ci incluent l’accès à un emploi décent, à la mobilité, aux services de garde d’enfants et à un environnement sécurisé.
Les taux d’activité des femmes restent faibles. Les inégalités sur le marché du travail et la charge du travail domestique non rémunéré limitent leurs opportunités.
Renforcement du leadership et de la participation citoyenne
Assurer une participation équitable nécessite parfois des mesures correctives. Des mécanismes comme les quotas sont des outils pro-démocratiques.
Ils corrigent un biais historique pour permettre une représentation équilibrée. Malgré des avancées, les femmes restent sous-représentées dans les instances de décision.
Des programmes de renforcement des capacités et de mentorat préparent donc au leadership. Ils visent une participation pleine et entière à la vie publique.
L’impact des réformes et partenariats nationaux
Le processus de révision du Code de la famille représente un tournant majeur pour les droits des femmes et des enfants. Ces changements législatifs s’inscrivent dans une dynamique plus large de modernisation.
Réformes juridiques et évolution du Code de la famille
Depuis vingt ans, le pays a engagé des transformations profondes. La réforme de la Moudawana et la Constitution de 2011 en sont les piliers.
L’impulsion du Roi Mohammed VI a été déterminante. Elle a permis de consacrer le principe d’égalité dans la loi fondamentale.
Cette évolution juridique harmonise la législation nationale avec les engagements internationaux. L’objectif est de garantir des droits effectifs pour chaque femme.
Coopération avec la DIDH et autres institutions internationales
La signature d’accords avec la Délégation aux droits de l’Homme renforce cette action. Ces partenariats visent une meilleure mise œuvre des normes.
L’accord spécifique avec une agence onusienne intègre l’approche genre dans les programmes publics. Il prévoit des formations pour développer une culture de l’égalité.
Myriem Ouchen a salué ces progrès en matière d’harmonisation législative. Le délégué Mohammed El Habib Belkouch a souligné le renforcement des compétences.
Cette coopération technique est un levier essentiel pour traduire les réformes en avancées concrètes dans la vie des citoyennes.
Transformation sociale et inclusion des femmes
L’espace numérique, miroir et amplificateur des sociétés, représente aujourd’hui un nouveau champ de bataille pour l’égalité. Une inclusion réelle nécessite d’agir sur la sécurité et sur les mentalités.
Lutte contre les violences et promotion de la sécurité
Près de 1,5 million de femmes dans le pays ont déjà subi de la cyberviolence. Ce phénomène connaît une progression préoccupante dans le monde.
Ces violences en ligne prolongent les agressions hors ligne, travers le harcèlement ou l’usage de deepfakes. Elles menacent la sécurité et la participation des femmes.
Une approche intégrée est cruciale. Elle combine prévention, protection des victimes et responsabilisation des plateformes numériques.
Rôle des médias, de l’éducation et du numérique
Le changement des normes sociales est un processus progressif. L’éducation dès le jeune âge déconstruit les stéréotypes sexistes.
Les médias et le numérique façonnent les représentations. Ils doivent promouvoir des images non stéréotypées des femmes et des filles.
Cette transformation implique aussi les hommes comme alliés. Un espace civique dynamique permet à la société civile d’influencer les pratiques en matière d’égalité.
Histoires de réussites et témoignages inspirants
Le mois de février 2026 a marqué un tournant pour la reconnaissance internationale des femmes entrepreneures. Le Forum mondial des entrepreneurs à Bahreïn a réuni des leaders du monde entier.
La Déclaration de Manama, issue de ce forum, place explicitement les femmes au cœur de la transformation économique. Elle appelle à renforcer leur présence dans les économies verte, bleue et orange.
Exemples d’entrepreneuriat féminin à l’international
L’événement de février a démontré l’efficacité des plateformes de réseautage. Doris Martin a établi des partenariats avec des entreprises des Émirats arabes unis et du Maroc.
Tosin Arwejulo, entrepreneure nigériano-américaine, a qualifié le forum d’opportunité exceptionnelle. Ayanthi Gurusinghe du Sri Lanka a partagé des enseignements précieux sur l’accès au financement.
Partenariats et succès locaux au Maroc et au-delà
Gerd Müller, de l’ONUDI, a établi un lien direct entre cet entrepreneuriat et le développement durable. Il décrit l’autonomisation comme essentielle aux Objectifs de développement durable.
Les femmes représentent 50% des ressources productives du monde. Investir dans ce potentiel promet un avenir prospère.
Sonia Mohamed Janahi a étendu sa chocolaterie à l’Afrique avec une usine en Côte d’Ivoire. Oluwakelemi au Nigeria emploie des femmes et a bénéficié à plus de 5 000 personnes.
Le site web de l’IWEC montre une reconnaissance institutionnelle croissante. L’organisation a récompensé 575 entrepreneures, renforçant la promotion d’une économie inclusive et l’égalité.
Conclusion
Le message de Myriem Ouchen Noussaïri appelle à une responsabilité collective pour consolider les acquis.
Aux femmes, elle rappelle que leurs parcours sont au cœur du développement. Les progrès réalisés sont le fruit d’engagements de long terme. Ils doivent être renforcés pour que chaque femme puisse exercer ses droits en toute dignité.
Pour les décideurs, l’égalité entre les sexes est un principe fondamental des droits humains. C’est un objectif central du développement durable. Sa réalisation exige des politiques publiques cohérentes et des mécanismes efficaces.
Les jeunes générations ont un rôle essentiel dans la construction d’une société plus juste. Leurs choix façonnent les normes sociales. Leur capacité à promouvoir le dialogue et l’égalité est un levier pour des transformations durables.
L’organisation continue d’accompagner ces efforts. Elle soutient les priorités nationales dans le respect des droits humains de toutes, contribuant à une autonomisation réelle dans le monde.
FAQ
Quels sont les objectifs principaux de l’entité onusienne au Royaume ?
L’agence vise à accélérer les progrès pour une égalité entre les sexes réelle. Ses missions centrales incluent l’autonomisation économique des femmes, le renforcement de leur participation à la vie publique et la mise œuvre des engagements internations du pays en matière de droits humains. Son action s’inscrit dans une approche de développement durable.
Comment soutient-elle l’accès des femmes au marché du travail ?
Elle déploie des programmes concrets pour lever les barrières à l’emploi et à l’entreprenariat. Cela passe par un accès facilité aux ressources financières, des formations adaptées et un plaidoyer pour des politiques inclusives. L’objectif est une participation économique pleine et entière, moteur de progrès pour toute la société.
Quel rôle jouent les réformes légales dans cette transformation ?
Les réformes, comme l’évolution du Code de la famille, sont fondamentales. Elles créent un cadre juridique qui protège les droits des femmes et filles et favorise leur autonomie. Le travail avec des institutions comme la DIDH et le parlement est crucial pour consolider ces avancées et construire une société plus juste.
Quelles actions sont menées pour lutter contre les violences faites aux femmes ?
La lutte est multidimensionnelle. Elle inclut un plaidoyer pour des lois plus protectrices, un renforcement des services d’accompagnement des survivantes et des campagnes de sensibilisation. La promotion d’une culture du respect et de la sécurité pour toutes est au cœur de cette priorité.
L’organisation met-elle en avant des exemples de réussite ?
Absolument. Partager les histoires de leadership féminin, d’entrepreneuriat et d’innovation est essentiel. Ces témoignages, qu’ils viennent du Maroc ou d’autres régions, inspirent le changement et démontrent l’impact positif d’une pleine reconnaissance du rôle des femmes dans tous les secteurs.
Comment envisage-t-elle l’avenir de son action pour les prochaines années ?
En s’appuyant sur les acquis, son action future se concentrera sur l’approfondissement de l’inclusion, notamment via le numérique et l’éducation. Le partenariat avec la société civile, les institutions et le secteur privé reste la clé pour pérenniser les avancées vers l’égalité réelle d’ici février 2026 et au-delà.



